brest 2008C’ est avec plaisir que nous apprenons que Madagascar fait partie des pays invités d’ honneur à la prestigieuse foire internationale maritime Brest 2008, les autres pays étant la Croatie, la Galice, la Norvège, le Vietnam. Cette foire se tient tous les quatre ans depuis 1992 et mobilisera 800 journalistes selon les organisateurs.

L’ on apprend via notre chaîne de TV nationale que le village Madagascar sera une vitrine pour les pousse-pousse et autres pirogues à balanciers, entre autres.

Je n’ arrive pas trop à comprendre pourquoi a-t-on choisi d’ exhiber les pousse-pousse, qui n’ ont rien de marin au-delà des flaques d’ eau dont le tireur doit enjamber en période de pluie du côté d’ Antsirabe, Majunga ou de Tuléar. Toutefois, l ‘effort de donner un aperçu du quotidien du malgache est louable.

Par ailleurs, ce choix a aussi le mérite de montrer une autre facette de Madagascar qui dévie des clichés.

Au delà de la partie contenu et manifestations qui seront proposés lors de cette foire, nous nous demandons toujours, comme à chaque participation de Madagascar dans d’ autres foires, comment se fait-il que l’ on n’ en parle que très peu sur Internet (que cela soit au niveau du blogosphère, ou dans les sites spécialisés). Pourtant ce genre de participation à des foires internationaux est l’ occasion de faire parler de Madagascar sur l’ Internet avant (dans le style Teasing si l’ on prend le langage des publicitaires), pendant (en faisant des reportages quotidiens), et après via des blogs ou autres systèmes de recueil de feed-backs. Est-ce par omission(auquel cas on peut encore stimuler le buzz vu que la manifestation est programée mi-juillet)? Est-ce par manque de ressources (auquel cas, je pense que ce ne sont pas le bloggers malgaches éparpillées dans le monde entier qui refuseront d ‘en parler à leur façons car ils veulent apporter leur contribution dans la promotion de la destination …)… ou encore une fois, est-ce parceque nos dirigeants sont mal-éclairés sur les façons d’ utiliser l’ internet à bon escient?

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Posted by: saveoursmile | mai 10, 2008

Recherche de photos sur Madagascar

En parcourant les statistiques de mon blog, j’ai vu qu’il y avait quelqu’un qui recherchait “madagascar photo video”, puis je me suis dit, pourquoi ne pas apporter des éléments de réponses à notre lecteur.

Prenons d’ abord les photos: bon nombre de sites webs d’ opérateurs touristiques en proposent. Mais la caverne d’ Alibaba pour les photos sur Madagascar demeure … flickr … Et des photos vous en trouverez de toutes les couleurs, provenant des fins fonds de Madagascar … Tantôt pour admirer les “fody mena” (appréciez au passage l’ éclat des couleurs sur cette photo, j’ adore … et ce fody, impérial-magnifique qui semble offrir au photographe son meilleur profil …belle composition …) …. Pour ceux qui sont plus classiques et qui associent Madagascar aux lémuriens, appréciez cette danse des lémuriens

Pour ne pas être taxé de favoritisme envers une seule plateforme, shutterstock n’ en demeure pas moins une alternative à flickr

Quant aux vidéos sur Madagascar: il n’y en a pas des masses, hormis ceux relatifs au dessin animé de dreamworks, ainsi que la version live de la chanson Madagascar effectuée par les Guns ‘n Roses (au fait, ce groupe tire à blanc , ou bien les épines de la rose ont été remplacées à jamais par le velours de Velvet revolver?), ou encore les clips des artistes malgaches…Certes, des initiatives éparpillées sont visibles sur Youtube ou dailymotion mais ne sont pas aussi nombreux qu’ on le souhaiterait …

Au-delà de ces sites généralistes, plusieurs blogs proposent divers photos pour ne citer que l’ odyssée de Tattum (en passant, mes respects à Tattum pour avoir figuré dans la liste des blogeurs “préconisés” par Lonelyplanet … chapeaux bas), ou encore des blogs/sites webs de photographes malgaches pour ne citer que cette photo de Pierrot Men qui semble illustrer que le chemin de la vie est encore long pour cet enfant et que son avenir est loin d’ être ensoleillé … Pourtant l’ enfant avance la tête haute … tout un symbole …Remettez-vous de vos émotions et appréciez les travaux de Sylvain Ralaivaohita (clin d’ oeil à l’ ami en passant) , plus particulièrement ce jeu d’ ombre avec un pneu de pousse-pousse : une autre manière de relater le quotidien des malgaches (ce n’est sûrement pas dans cette optique que l’artiste conçoit cette photo, mais je me permets d’y apporter ma perception des choses)

Nota bene: faites attention à respecter les droits d’ auteurs sur les photos ou vidéos publiées sur Internet … Ne faites pas un simple copier/coller et préférez plutôt les photos publiées sous licence Creative Commons

D’ailleurs, ce billet me fait rappeler une étude sur les tours opérateurs français qui vendent la destination Madagascar et qui se plaignent de ne pas disposer d’ assez de photos en haute définition pour concevoir leurs outils marketing …A votre avis, comment faire en sorte que de telles photos (haute définition) soient collectées et mise à disposition des professionnels du tourisme?

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Posted by: saveoursmile | mai 8, 2008

travel 2.0 , web 2.0 … kezako?

bon dans ce post, je voudrais introduire des concepts qui me passionnent… L’utilisation du Web 2.0 pour le business. Vous l’aurez compris, dans mes précedents billets, je passai mon temps à discuter des limites de l’utilisation du Web dans sa forme des années 90’s qui se résument en gros à:

- bottleneck au niveau du webmaster ou du responsable de conteu: la publication d’un contenu nécessite des compétences assez avancées (connaître le HTML au moins)

- la conception du site web avant sa mise en ligne est fastidieuse et coûte souvent cher

Ensuite je commençai à introduire diverses plateformes pour être présent sur le web sans forcément avoir son propre site web institutionnel

Bref, autant d’introductions pour mon dada favori qu’est l’exploitation des technologies (essentiellement basées sur le Web 2.0) dans le domaine du tourisme, ce qui donne le travel 2.0 . Wikipedia essaie d’apporter une définition plus fournie du concept de travel 2.0. Dans les billets qui vont suivre, nous essaierons d’illustrer ce phénomène à travers des exemples concrets d’exploitation de ces outils pour faire connaître Madagascar et ses produits touristiques.

Un bel exemple de ce concept du travel 2.0 est le site tripadvisor.com. D’autres plateformes vont être vus à la loupe dans ces colonnes ultérieurement.

Pour simplifier les choses, le Web 2.0 (et implicitement le travel 2.0) donne la part belle des choses à ce qu’on qualifie généralement de “user generated content” (UGC) dans le jargon du Web 2.0: ce sont les utilisateurs/touristes eux-même qui publient (photos, videos, feed-backs, récits complets, …) sur l’internet - contournant le bottleneck du webmaster.

- le problème de conception de site web est aussi résolu partiellement de manière très pragmatique avec l’apparition de blogs gratuits qui se configurent en cinq minutes (blogger, wordpress, blogspot,…)

Dans le concept du travel 2.0, le touriste est un acteur à double casquette:

- le touriste traditionnel qui recherche de l’information auprès de toutes les sources pour préparer son voyage. Dans ce cas, il utilisera les outils classiques: les guides (guide du routard, le michelin, les publications de lonelyplanet, le petit futé …), les tours opérateurs, les sites internet (dans sa version des années 90 ou dans sa version web 2.0)

- mais le touriste aussi produit de l’information: il prend et publie sur flickr ses photos, il blogue sur ses (més)aventures, il recommande ou déconseille un endroit/hotel, il publie ses récits de voyage, ils diffuse ses vidéos, il répond à des demandes d’informations d’autres touristes … et tout cela sur l’internet … redéfinissant le concept de “bouche à oreille”

Tout cela se fait autour d’une communauté spécifique. Alors en quoi est-ce différent du forum que nous avions eu l’habitude de voir dans la génération Web 1.0? En fait dans les forum qu’on avait l’habitude de voir, on ne savait rien de la personne qui échangeait avec vous… tout ce qu’on savait c’est qu’il a pris un “pseudo” (qui n’a de sens que pour celui qui l’a choisi d’habitude). Alors que dans le Web 2.0, les utilisateurs donnent un minimum d’informations sur eux, et ces informations sont toujours visibles qu’ils commentent une photo, qu’ils publient un blog ou bien qu’ils déconseillent un hôtel. Et la plupart du temps, un autre touriste peut envoyer un message de demande d’information supplémentaire.

Alors, à votre avis: donner la tribune aux touristes eux-même: est-ce une opportunité ou une menace pour votre activité en tant qu’opérateur touristique à Madagascar

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A la veille du prochain salon du tourisme (et activités connexes) essentiellement axé sur Madagascar,j’imagine qu’un intérêt grandissant pour la destination Madagascar se fait ressentir dans le milieu professionnel du tourisme auprès des pays pourvoyeurs de touristes pour Madagascar … L’occasion de faire un petit jeu pour vérifier ce qui existe comme publication disponible sur Internet ou annoncé sur Internet. Quoique la méthodologie que nous adopterons ne suit aucune démarche scientifique (ceux qui recherchent les informations sur Internet n’adoptent pas toujours une démarche scientifique ou de recherche marketing très structuré), il est intéressant de voir le résultat.

1- Faisons comme la plupart des internautes: Google

il est intéressant de voir dans le résultat que la première place de la liste est publiée par Wikipedia (encore une ressource à considérer pour vous faire connaître dans la mesure où c’est une encyclopédie maintenue par la communauté).

Sinon, à part cela, vous ne remarquez rien d’anormal? … Si, si … il y a sûrement quelquechose qui doit vous chiffonner. Entre autres:

- dans la première page de recherche, on ne retrouve aucun site web publié par un opérateur ou groupement professionnel malgache. Par contre, d’autres sites tiennent le haut du tableau.,

- autre facétie d’un dessin animé qui n’a pas été écrit dans le storyboard initial: le dessin animé Madagascar des studios dreamworks occupe le deuxième et troisième place

- ce n’est qu’en bas de la liste qu’on trouve le Madagascar qui peut intéresser les touristes via wildmadagascar

- encerclé en rouge dans la colonne de droite: des publicités payantes sur Google via le système AdWords. Nous y reviendrons ultérieurement dans d’autres billets.

- Quid du CIA factbook?

2- Editeurs spécialisés

655 résultats en faisant une recherche du mot clé “Madagascar” sur lonelyplanet Franchement, je ne me suis pas attendu à autant de livres déjà publiés sur Madagascar. Prenez au hasard une entrée sur un de ces résultats, personnellement je suis impressionné par le niveau de détails fourni. Ces détails sont les informations recherchées par les touristes. Entre autres, pris au hasard, cette demande d’information d’une touriste questionnant si elle risque de rencontrer des araignées à Madagascar …C’est le genre d’informations qu’on retrouve rarement dans des sites institutionnels de type catalogue/brochure

3- Amazon.com

… pour ceux qui ne savent pas: Amazon est une librairie virtuelle énorme où vous trouverez de tout et de rien comme on dit. Alors, puisqu’il ne faut pas se limiter à des informations électroniques. Donc, revenons aux bonnes vieilles guides de poche. 27000 livres répondant à la recherche “Madagascar”… Impressionnant.

5- les blogs

Avec l’avènement du Web 2.0, les blogs font office de référence pour recouper des informations. En allant sur technorati (qui est actuellement l’outil de référence de recherche pour les blogs …. eh oui, tout ne tourne pas autour de Google), on dénombre à ce jour 122 blogs avec le tag Madagascar… Une autre vision de Madagascar via les blogs dont les billets font plus référence à du vécu … De l’authenticité (anti-marketing, ou plutôt anti-publicité) dont les touristes raffolent pour préparer leur voyage

6- flickr

bon, une image vaut mille mots… flickr est l’endroit par excellence pour apprécier à l’avance ce que Madagascar a à offrir via les photos. Les photos avec un tag “Madagascar” foisonnent… Une petite recherche, et hop:environ 66000 photos

7- Youtube

et si on cherchait des videos… 6990 videos … mais dont la plupart fait référence aux penguoins du dessin animé

8- les guides audio (audiobooks)

Idéal pour que le touriste puisse apprendre quelques mots malgaches en imitant la phonétique. Bien qu’encore peu répandu, ce système connaîtra surement un essor fulgurant dans les prochaines années avec le succès des baladeurs mp3/mp4, iPod et autres téléphones portables … Le principe est assez simple: les touristes téléchargent sur leur baladeurs mp3 des récits préenregistrés (racontant l’histoire de la ville/de l’endroit, ses spécificités, …)… Imaginez l’histoire avec un fond sonore de valiha, de kabôsy ou de djembe… Il n’y a pas de surprise à ce niveau. Hormis les sons des oiseaux de Madagascar, il n’y a pas beacoup (recherche rapide sur google). Itunes étant la plateforme la plus connue pour de l’audio,

9- podcasts

Les podcasts: pour être simple, c’est une série d’émissions audio, initialement au format mp3 (d’autres formats sont disponibles actuellement) traitant d’un thème particulier que le touriste peut copier sur son balladeur et écouter à volonté sans être connecté à l’internet. Ici encore, iTunes demeure une référence.

Bref, l’abondance des informations déjà publiées peut aussi être une explication de la rareté des visiteurs des sites webs des opérateurs malgaches. La question qui se pose actuellement est: comment tirer profit de toutes ces plateformes?

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Posted by: saveoursmile | mai 5, 2008

L’ intérêt d’ être présent sur le web

Dans la désillusion d’ avoir un site web pour sa société, je me demandais si les opérateurs touristiques sont mal-éclairés sur les potentiels de l’ internet. Et cela suite à la constatation que la plupart des sites webs de ces opérateurs sont plus d’ ordre institutionnel: une présentation de l’ opérateur, quelques pages sur Madagascar et les détails des circuits ou services proposés.

La plupart des touristes, en voyant ce genre de publications, chercheront à avoir un second avis - moins publi-reportage et plus authentique. C’ est à ce niveau qu’ interviennent les différents sites communautaires qui donnent la tribune libre aux touristes eux-mêmes, qui pour raconter leurs (més)aventures, qui pour demander des informations supplémentaires.

Dans ce billet, je veux surtout insister sur le fait qu‘être présent sur le web ne veut pas forcément dire avoir son site web. Bon nombre d’ opérateurs font l’ amalgame ente ces deux concepts. Nous ne reviendrons plus sur la deuxième option (”avoir son site web”).

Par contre, insistons un peu plus sur la partie “être présent sur le web”. En fait, en tant que opérateur touristique, vous serez surpris de ce qui se dit sur Madagascar dans des sites spécialisés de type tripadvisor, lonelyplanet ou expedia (pour ne citer que les plus connus).

Etant donné que l’expérience a montré que peu de touristes ont le réflexe de venir sur le site web d’ un opérateur touristique à Madagascar pour y laisser des commentaires (si vous avez le temps, vérifiez par vous-même en consultant la rubrique ” forum” de ces sites), pourquoi ne pas participer plutôt dans les discussions sur le web autour de Madagascar. Ou mieux encore, invitez vos clients à commenter leur séjour sur l ‘un de ces sites: le commentaires authentiques par les touristes qui sont venus à Madagascar valent nettement mieux que la ” publicité” que n’ importe quel site web institutionnel publiera aux yeux du touriste potentiel qui prépare son voyage pour Madagascar.

Alors, être présent sur le web veut-il dire avoir son site web?

En fait, avec le phénomène du Web 2.0 (nous y reviendrons dans d’ autres billets), les “user generated content” (UGC) foisonnent et influencent beaucoup les décisions dans la mesure où ils reflètent du vécu, contrairement à la présentation “catalogue” des sites web institutionnels.

Ci-dessous d’ autres outils à considérer pour être présent sur le web (sans forcément avoir son site web, quoique cela peut être complémentaire):

- flickr.com: un phototèque mondial qui recense à la date de rédaction de ce billet 66358 images avec des tags “madagascar” provenant de diverses personnes réparties dans le monde qui ont photographié Madagascar. Toujours au moment de la rédaction de ce billet, à titre d’ exemple, flickr affiche environ 6000 photos publiées en une minute.Et si vous publiez vos photos sur flickr. En plus avec le compte gratuit qui vous est offert (avec un espace disque de 100 Mo), vous pouvez publier vos plus belles photos sur Madagascar, et cerise sur le gâteau: les visiteurs peuvent commenter

- youtube.com: énorme vidéothèque très populaire affichant 6990 vidéos avec le tag “Madagascar”. Un bémol toutefois à cette note, une grande partie des vidéos sont relatives au dessin animé “Madagascar” des studios Dreamworks. A Madagascar, on dit toujours qu’ on ne peut pas se permettre de consulter des videos en-ligne. C’est toujours vrai jusqu’ à ce jour, toutefois, en y reflechissant: si vous publiez un vidéo retra’cant un circuit que cous proposez (exemple: la RN7), vu que ce sera hébergé gratuitement sur youtube, et que les visiteurs escomptés sont dans des pays développés, il y a peu de chances que la consultation de la vidéo leur soit difficile… Cela mérite bien que vous patientez quelques dizaines de minutes pour upload-er votre vidéo sur youtube, non?

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Posted by: saveoursmile | mai 4, 2008

La désillusion d’ avoir un site web pour sa société

Sans vouloir jouer à celui qui passe pour l’expert dans le domaine, cela me sidère toujours de trouver que la plupart des opérateurs touristiques (et dans d’ autres domaines aussi, je suppose) réduisent l’ internet à un simple site web institutionnel et aux e-mails. Est-ce parce que ce sont les fonctionnalités de l ‘ internet les plus accessibles à Madagascar? ou bien est-ce qu’ils ont raison de tout ramener à ces deux fonctionnalités.

Personnellement, je pense que ramener l’ internet à ces simples concepts réduit de beaucoup son intérêt. Effectivement, que nous parlions du site Web de l’ office national du tourisme de Madagascar ou que nous parlions du site de conseil pour les voyages www.tripadvisor.com (entre autres): tous les deux se présentent sous forme de site web- toutefois la présentation,les contenus et les fonctionnements sont tellement différents. Alors que le premier ressemble plus à un catalogue de publicité (site web institutionnel), le second est plus interactif: le contenu provient généralement des touristes eux-mêmes (revue d’ hotels où ils ont séjourné par exemple). A la fin, si un touriste veut venir à Madagascar, il est fort probable qu’ il donne plus de crédibilité aux avis donnés sur des sites du type tripadvisor, qu’ à un site web institutionnel comme celui de l’ONTM (quand bien même l’ ONTM reste l’ organisme de référence pour le tourisme à Madagascar).

En effet, en parcourant le web, force est de constater que la plupart des sites web dédiés à Madagascar correspondent encore au Web 1.0 où:

- le contenu du site web est généralement publié par une entité (où, très souvent, une personne s’ en occupe à mi-temps), alors que sa conception est souvent confiée à un SSII

- il faut des connaissances techniques assez pointues pour pouvoir publier sur le site web,

- la plupart du temps, ces sites web souffrent de mise-à-jour (je tends à croire que ce n’ est pas par manque de sujet à diffuser, mais plus par manque d’ intérêt- comme si l’essentiel réside dans la mise en ligne du site et ensuite c’est un dossier clos)

Dans cette optique du Web 1.0, la plupart du temps, les opérateurs sont obnubilés par le nombre de visiteurs potentiels sur leur site (combien de fois ont-ils été rappelés que l’ internet est consulté par des centaines de millions de gens par jour). Toutefois, la désillusion vient quand ils n’ arrivent pas à attirer des visiteurs. Et pour les plus chanceux qui arrivent quand même à attirer un nombre significatif de visiteurs sur leur site, ils ne savent pas trop quoi en faire dans la mesure où ils savent peu de chose (au mieux des données de Google Analytics qui leur indique la répartition géographique des visiteurs- difficilement exploitable par un néophyte) … Bref, ils semblent oublier qu’à la base ils recherchent des clients et non des visiteurs anonymes.

Alors, avoir un site web est-il un must? ou est-ce juste un phénomène de mode pour montrer qu’ on est “in”, ou bien est-ce que ces sociétés sont mal-éclairées sur les potentiels de l’ internet pour les opérateurs touristiques?

Quelle que soit la réponse que chacun aura, qu’ on ne se méprenne pas sur mes propos, je suis toujours convaincu que l ‘internet, utilisé à bon escient, contribuera fortement à un meilleur essor pour la société … Je dis juste qu’ il ne faut pas se borner à mettre en ligne un site web institutionnel.

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