Posted by: saveoursmile | mai 4, 2008

La désillusion d’ avoir un site web pour sa société

Sans vouloir jouer à celui qui passe pour l’expert dans le domaine, cela me sidère toujours de trouver que la plupart des opérateurs touristiques (et dans d’ autres domaines aussi, je suppose) réduisent l’ internet à un simple site web institutionnel et aux e-mails. Est-ce parce que ce sont les fonctionnalités de l ‘ internet les plus accessibles à Madagascar? ou bien est-ce qu’ils ont raison de tout ramener à ces deux fonctionnalités.

Personnellement, je pense que ramener l’ internet à ces simples concepts réduit de beaucoup son intérêt. Effectivement, que nous parlions du site Web de l’ office national du tourisme de Madagascar ou que nous parlions du site de conseil pour les voyages www.tripadvisor.com (entre autres): tous les deux se présentent sous forme de site web- toutefois la présentation,les contenus et les fonctionnements sont tellement différents. Alors que le premier ressemble plus à un catalogue de publicité (site web institutionnel), le second est plus interactif: le contenu provient généralement des touristes eux-mêmes (revue d’ hotels où ils ont séjourné par exemple). A la fin, si un touriste veut venir à Madagascar, il est fort probable qu’ il donne plus de crédibilité aux avis donnés sur des sites du type tripadvisor, qu’ à un site web institutionnel comme celui de l’ONTM (quand bien même l’ ONTM reste l’ organisme de référence pour le tourisme à Madagascar).

En effet, en parcourant le web, force est de constater que la plupart des sites web dédiés à Madagascar correspondent encore au Web 1.0 où:

- le contenu du site web est généralement publié par une entité (où, très souvent, une personne s’ en occupe à mi-temps), alors que sa conception est souvent confiée à un SSII

- il faut des connaissances techniques assez pointues pour pouvoir publier sur le site web,

- la plupart du temps, ces sites web souffrent de mise-à-jour (je tends à croire que ce n’ est pas par manque de sujet à diffuser, mais plus par manque d’ intérêt- comme si l’essentiel réside dans la mise en ligne du site et ensuite c’est un dossier clos)

Dans cette optique du Web 1.0, la plupart du temps, les opérateurs sont obnubilés par le nombre de visiteurs potentiels sur leur site (combien de fois ont-ils été rappelés que l’ internet est consulté par des centaines de millions de gens par jour). Toutefois, la désillusion vient quand ils n’ arrivent pas à attirer des visiteurs. Et pour les plus chanceux qui arrivent quand même à attirer un nombre significatif de visiteurs sur leur site, ils ne savent pas trop quoi en faire dans la mesure où ils savent peu de chose (au mieux des données de Google Analytics qui leur indique la répartition géographique des visiteurs- difficilement exploitable par un néophyte) … Bref, ils semblent oublier qu’à la base ils recherchent des clients et non des visiteurs anonymes.

Alors, avoir un site web est-il un must? ou est-ce juste un phénomène de mode pour montrer qu’ on est “in”, ou bien est-ce que ces sociétés sont mal-éclairées sur les potentiels de l’ internet pour les opérateurs touristiques?

Quelle que soit la réponse que chacun aura, qu’ on ne se méprenne pas sur mes propos, je suis toujours convaincu que l ‘internet, utilisé à bon escient, contribuera fortement à un meilleur essor pour la société … Je dis juste qu’ il ne faut pas se borner à mettre en ligne un site web institutionnel.

Réponses

[...] intérêt d’ être présent sur le web Dans la désillusion d’ avoir un site web pour sa société, je me demandais si les opérateurs touristiques sont mal-éclairés sur les potentiels de l’ [...]

[...] me passionnent… L’utilisation du Web 2.0 pour le business. Vous l’aurez compris, dans mes précedentes billets, je passai mon temps à discuter des limites de l’utilisation du Web dans sa forme des années [...]

Je suis d’avis que pour un site de présentation agrémenté de nouvelles et actualités régulières, WordPress s’y prête très bien.

Les entreprises malagasy ont encore tendance à concevoir les sites à construire de a à z. Avec, disons-le, bien souvent des pratiques dépassées comme la mise en page en tableaux, ou un site tout en images, ou encore en flash (mauvais référencement).
Aujourd’hui, bon nombre de puissants CMS facilitent beaucoup la tâche, pour un résultat de suite professionnel. Mon préféré demeure WordPress. :)

en fait, il y a à mon avis une certaine tendance à utiliser les CMS du côté des SSII à Madagascar (pour ne citer que les Jomla et autres typo3, … ;) .Toutefois, j’ ai l’ impression que les clients finaux ne sont pas au courant de la disponibilité de ces technologies et se font toujours facturer au nombre de pages. Personnellement, je trouve que les sociétés malgaches qui veulent avoir une présence en ligne ne sont pas assez exigeants, et se laissent un peu trop intimider par la technologie quitte à oublier leur bon sens. Par exemple d’ un côté, la plupart des projets de mise en ligne sont considérés comme terminés une fois que le site peut être consultable en-ligne: peu de gens prennent la peine de mettre à jour, de faire un suivi des retombées. De l’ autre côté, quand on lit dans les termes de références pour la mise en ligne d’ un site web d’ une quelconque entité des spécifications du type “faire apparaître le site dans les premières pages de google”, je me demande si:
- celui qui a redigé les termes de références est conscient de ce que cela implique,
- celui qui soumet une offre ait pris la peine d’ expliquer que ceci n’ est pas une mince affaire

[...] on sous-estime l’efficacité de la présence en-ligne. Ils ont peut-être raison (si on ne considère que les expériences passées). Mais vu la tendance actuelle, je reste persuadé que c’est la voie royale pour atteindre un [...]

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