Dans la désillusion d’ avoir un site web pour sa société, je me demandais si les opérateurs touristiques sont mal-éclairés sur les potentiels de l’ internet. Et cela suite à la constatation que la plupart des sites webs de ces opérateurs sont plus d’ ordre institutionnel: une présentation de l’ opérateur, quelques pages sur Madagascar et les détails des circuits ou services proposés.

La plupart des touristes, en voyant ce genre de publications, chercheront à avoir un second avis – moins publi-reportage et plus authentique. C’ est à ce niveau qu’ interviennent les différents sites communautaires qui donnent la tribune libre aux touristes eux-mêmes, qui pour raconter leurs (més)aventures, qui pour demander des informations supplémentaires.

Dans ce billet, je veux surtout insister sur le fait qu‘être présent sur le web ne veut pas forcément dire avoir son site web. Bon nombre d’ opérateurs font l’ amalgame ente ces deux concepts. Nous ne reviendrons plus sur la deuxième option (“avoir son site web”).

Par contre, insistons un peu plus sur la partie “être présent sur le web”. En fait, en tant que opérateur touristique, vous serez surpris de ce qui se dit sur Madagascar dans des sites spécialisés de type tripadvisor, lonelyplanet ou expedia (pour ne citer que les plus connus).

Etant donné que l’expérience a montré que peu de touristes ont le réflexe de venir sur le site web d’ un opérateur touristique à Madagascar pour y laisser des commentaires (si vous avez le temps, vérifiez par vous-même en consultant la rubrique ” forum” de ces sites), pourquoi ne pas participer plutôt dans les discussions sur le web autour de Madagascar. Ou mieux encore, invitez vos clients à commenter leur séjour sur l ‘un de ces sites: le commentaires authentiques par les touristes qui sont venus à Madagascar valent nettement mieux que la ” publicité” que n’ importe quel site web institutionnel publiera aux yeux du touriste potentiel qui prépare son voyage pour Madagascar.

Alors, être présent sur le web veut-il dire avoir son site web?

En fait, avec le phénomène du Web 2.0 (nous y reviendrons dans d’ autres billets), les “user generated content” (UGC) foisonnent et influencent beaucoup les décisions dans la mesure où ils reflètent du vécu, contrairement à la présentation “catalogue” des sites web institutionnels.

Ci-dessous d’ autres outils à considérer pour être présent sur le web (sans forcément avoir son site web, quoique cela peut être complémentaire):

– flickr.com: un phototèque mondial qui recense à la date de rédaction de ce billet 66358 images avec des tags “madagascar” provenant de diverses personnes réparties dans le monde qui ont photographié Madagascar. Toujours au moment de la rédaction de ce billet, à titre d’ exemple, flickr affiche environ 6000 photos publiées en une minute.Et si vous publiez vos photos sur flickr. En plus avec le compte gratuit qui vous est offert (avec un espace disque de 100 Mo), vous pouvez publier vos plus belles photos sur Madagascar, et cerise sur le gâteau: les visiteurs peuvent commenter

– youtube.com: énorme vidéothèque très populaire affichant 6990 vidéos avec le tag “Madagascar”. Un bémol toutefois à cette note, une grande partie des vidéos sont relatives au dessin animé “Madagascar” des studios Dreamworks. A Madagascar, on dit toujours qu’ on ne peut pas se permettre de consulter des videos en-ligne. C’est toujours vrai jusqu’ à ce jour, toutefois, en y reflechissant: si vous publiez un vidéo retra’cant un circuit que cous proposez (exemple: la RN7), vu que ce sera hébergé gratuitement sur youtube, et que les visiteurs escomptés sont dans des pays développés, il y a peu de chances que la consultation de la vidéo leur soit difficile… Cela mérite bien que vous patientez quelques dizaines de minutes pour upload-er votre vidéo sur youtube, non?