Tuer le temps à Ivato aéroport

Aéroport d’Ivato: départs internationaux 12:40 heures. Une longue file d’attente se forme devant les guichets pour le check-in du vol vers Johannesburg. Première surprise: l’avion de SA Airlink prévu décoller à 14h40 ne décollera qu’ à 16 heures 15, après avoir fait un saut du côté de Fort Dauphin. Après quelques détours dans les boutiques et le restaurant elabola, je décide d’entrer en sous-douane. Première remarque: il y a très peu de boutiques ouvertes et malheureusement je ne pourrai pas continuer à visionner la série télévisée que j’ai acheté la veille (et que j’ai visionné jusqu’à quatre heures du matin) car j’ai oublié mes écouteurs… Positivons et essayons de récupérer un peu de sommeil. Entre-temps, deux autres vols (pour Maurice et La Réunion) finissent d’embarquer. Chacun essaie de tuer le temps tantôt en pianotant sur son ordinateur, tantôt en téléphonant, ou en essayant de deviner les tenants et aboutissants de l’histoire que la télé d’en face essaie tant bien que mal de nous raconter. Je me dis que c’est un fin de séjour malheureux pour les touristes qui vont prendre l’avion avec moi. Si le cybercafé de l’espace duty-free était ouvert, je crains que des avis négatifs sur les séjours à Madagascar n’auraient été publiées sur des sites web du type tripadvisor ou lonelyplanet.

Deuxième surprise: le vol est en “free sitting”-les places ne sont pas marquées sur votre carte d’embarquement- Ce sera du “premier arrivé, premier servi”. Entre deux courses pour arriver le plus tôt possible dans l’avion, j’entends des voyageurs qui comparent notre course à celle des travailleurs qui rattrapent l’autobus. J’arrive quand même trouver une place convenable. L’avion commençant à se remplir, plusieurs personnes qui sont arrivés les premiers se font gentiment rappeler qu’ils ne peuvent pas être en première classe et doivent trouver d’autres chaises (eh oui, vu que c’est un petit aéronef, la première classe est séparée de la classe économique par de simples rideaux.C’aurait été trop beau que le free-sitting se transforme en free-upgrade vers la première classe).

Qu’est-ce que je veux souligner dans tout cela: il arrive que des retards de ce genre se produisent auquel cas le voyageur n’a d’autre option que d’attendre. Toutefois, dans le sous-douane de l’aéroport d’Ivato, il y a peu d’activités à faire pour tuer le temps. La télé diffuse des émissions de Discovery Channel (alors qu’à mon avis des publi-reportages sur Madagascar seraient plus intéressants), les prises pour brancher son ordinateur portable manquent, et le cyberspace n’était pas ouvert. Pour occuper leur temps (en général, à Madagascar, il faut faire le check-in deux heures avant le décollage), les gens lisent, dorment, téléphonent ou travaillent sur leurs ordinateurs.

Ma suggestion serait de tirer profit de cette période d’attente des touristes pour:

– les inciter à donner des feed-backs sur leur séjour (que ce soit en-ligne, ou en remplissant un petit questionnaire)

– leur montrer d’autres facettes de Madagascar pour nourrir leur envie de revenir

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One thought on “Tuer le temps à Ivato aéroport

  1. En faisant visiter Madagascar à mon ami qui n’est pas Malagasy, j’ai vécu ce que vivent finalement les touristes vazaha chez nous. Hum! Même si j’ai tout fait pour être des voyageurs et non des touristes.
    Verdict:
    – il reste des efforts à faire pour améliorer les prestations sur place, notamment la transparence des tarifs, où que l’on soit.

    – le non-respect de certaines offres contractuelles pour des raisons vaseuses: pour l’aller à Ste-Marie, on a pris le bateau de l’agence censée être l’agence de référence en la matière. Départ de Tamatave pour Sonierano-Ivongo, puis Ste-Marie donc. Le petit déjeûner devait être compris dans les prestations, et ils nous sortent qu’ils n’en ont pas fait car nous n’étions pas assez nombreux. Alors que nous étions une dizaine, et même juste pour deux, c’était contractuel. C’est très anecdotique, mais avec des dizaines d’exemples comme cela…

    – pas toujours de sens de la satisfaction-client, une fois qu’il a payé. Et le summum c’est en effet à l’aéroport.
    On oublie parfois que le client a certes payé, mais qu’il est susceptible de revenir ou de conseiller à ses amis, cet hôtel, ce guide, cette agence, etc…

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