Après les félicitations, revenons à des suggestions d’améliorations pour cet annuaire.

En fait, je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi les personnes qui prennent l’initiative d’éditer un annuaire de cet envergure ne prennent jamais la peine d’en faire une version en-ligne?

J’essaie d’en trouver des raisons:

a- on sous-estime l’efficacité de la présence en-ligne. Ils ont peut-être raison (si on ne considère que les expériences passées). Mais vu la tendance actuelle, je reste persuadé que c’est la voie royale pour atteindre un public ciblé et avide d’informations supplémentaires (par exemple: pour demander des compléments d’informations par rapport à un article publié dans l’annuaire, ou pour donner leur propre avis sur un site/endroit donné,… ). Considérez par exemple l’expérience de l’office du tourisme de la Finlande pour vous inspirer d’ un cas concret (une vidéo de recette finnois a été vue 200 000 fois) …

b- la version imprimée rapporte beaucoup plus financièrement: en effet, vu le nombre d’encarts publicitaires (qui se vendent au moins à 1 000 000MGA/encart), il est plus intéressant pour ceux qui réalisent l’annuaire d’en faire la régie publicitaire (je suppose que l’agence qui réalise l’annuaire se rémunère sur commissions via les publicités). En effet, faire de la régie publicitaire sur internet ne rapporte pas tant que cela pour les opérateurs à Madagascar. A mon avis, Ici, il faut que le donneur d’ordre ( le ministère?) choisisse clairement si on édite l’annuaire pour se faire des sous ou pour faire la promotion de Madagascar.

c- au niveau de la distribution:intellectuellement, il peut être plus gratifiant de distribuer personnellement les annuaires aux partenaires. Cela peut donner l’impression qu’on en ait distribué beaucoup. Alors que si on publie sur Internet, on n’a pas cette satisfaction intellectuelle vu qu’onn’a pas de contact physique avec le récipiendaire de l’annuaire. Ici encore, je doute que la distribution soit si effective que cela (je crains même qu’on ne se retrouve, après trois mois d’édition, avec une centaine d’annuaires non distribués, ou à contrario, on se retrouve en rupture de stock et il est difficile de rééditer par manque de budget). Ici encore, je ne vois que des avantages pour la mise à disponibilité sur Internet: la publication est quasi-immédiate, il n’y a pas de problème de lenteur dans la distribution, ni de problème de réédition. Et si le lecteur veut vraiment en imprimer, on peut toujour mettre une version PDF haute qualité à télécharger

d- on ne change pas les vieilles habitudes: dans ce cas, je pense que nous sommes mal-partis. Un peu de recul et une ouverture sur de nouvelles perspectives ne font pas de mal non? C’est un autre moyen de faire avancer les choses.
Je ne vois pas d’autres raisons qui aient pu inciter les gens à ne pas faire une publication en ligne.

Maintenant, voyons les bonnes raisons qui feraient que la version en-ligne aurait beaucoup plus d’impact.

D’abord les raisons évidentes (sans tomber dans un  discours de promotion de l’utilisation de l’internet):

– les mises-à-jour n’attendraient pas deux ans avant d’être publiées

– la distribution serait moins fastidieuse et aura une couverture plus élargie au lieu d’attendre les salons, ou de faire le tour des partenaires et autres organismes qui pourraient distribuer l’annuaire

– il est facile de “transporter l’annuaire” en mettant juste son adresse Web dans les divers outils de communication (cartes de visites, papier en-têtes, autres documents formels …). En version imprimée, on serait obligé de demander aux gens de s’adresser à une liste de librairies, ou de buraeux de représentations

– le mettre en-ligne illustrerait que Madagascar est aussi à la pointe de la technologie: de plus en plus de partenaires aiment correspondre via ces nouvelles technologies

– les statistiques de consultation (donc de distribution) sont précises. On saura même laquelle des pages est la plus populaire, de quels pays les gens auront consulté le site,

Puis les raisons moins évidentes dont les résultats résulteraient de l’appropriation du Web 2.0:

Plusieurs options sont imaginables:

* qui est-ce qui consulte le site et on pourrait même réagir très rapidement si quelqu’un émet des commentaires sur un article donné. Dans quelques cas, on aura même le contact des visiteurs,

* on saurait quels mots-clés ont été utilisés pour faire des recherches sur notre blog

* d’autres personnes qui ont connu le produit touristique peuvent compléter ce qui a déjà été dit, créant ainsi une plateforme de partage d’expérience qui, au final, bénéficierait au touriste …

Bref, en mettant en rédigeant, je me dis que je ferai mieux d’illustrer par des photos et copies d’écrans …